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3 avril 2008 4 03 /04 /avril /2008 23:37

Ryan Gosling.

Ryan Gosling et Summer Phoenix.

 

Cela y est, j'ai enfin visionné Danny Balint,

je suis mitigée, pas franchement et fondamentalement emballée, bien que sincèrement, j'ai été scotchée par la beauté plastique du magnifique  Ryan à 21ans,
un pur délice, un véritable sex symbol selon moi,

et  je considère aussi que ce genre de personnage souffrant, contradictoire, un peu paumé, lui convient très bien dans le sens ou
il sait jouer de son visage surtout, pour exprimer la douleur, la tristesse, l'étonnement, la révolte, la colère avec une surprenante justesse.

J'ai essentiellement noté que
Daniel Balint était adolescent un jeune homme fort critique, qui a osé contredire le savoir reconnu, transmis par ses pairs via l'enseignement des Ecritures ***


Il a rejetté l'omnipotence de Dieu, et le grotesque pour lui, de ses mises à l'épreuves de l'Homme*

Il a été un déviant, un marginal par rapport à la masse de ses congénères, qui ont absorbé sans remettre en question ce qui leur était inculqué §

Son père de chair semblait aussi s'octroyer quelques rebellions vis à vis de la Foi, il aura tout de même suivi la loi d'un père...

 

Il n'a pas été un jeune homme malléable, qui accèpte une autorité qu'il juge injustifiée, il quitte d'ailleurs de lui même le cours du professeur qu'il osa défier dans la certitude de l'enseignement divulgué, plutôt que d'attendre la personne qu'il envoya quérir par son challenger de toujours un certain camarade de classe nommé Avi, afin de l'exclure de cette dernière*

J'ai une fois de plus apprécié le jeu de Ryan Gosling, ce garçon, je me répète, sait jouer de son visage notamment, pour refléter diverses émotions, et il incarne la souffrance toujours selon moi, avec une certaine maestria *

Touchée je fus par son empathie face à l'histoire du meurtre de son petit garçon conté par l'un des rescapés des atrocités nazis. C'est
un jeune homme qui refusait selon ma perception, l'injustice, la méchanceté gratuite, qu'elle émane d'un Dieu tout puissant qu'il qualifiera d'autocrate mégalomane et prétentieux ou d'un simple mortel nazillard ***

L'Homme est contradictions, et ce film démontre bien à quel point
.

 

Summer Phoenix qui incarne Carla la fille de celle qui co-dirige le mouvement nazi que Danny rejoint, est à la fois une pure beauté dans le style juif, bizarrement et en même temps non pour Danny, intelligente et néanmoins fort dérangée: elle va quérir Danny en prison, le libérant en payant sa caution ainsi que celle de ses amis, sans lesquels il refuse de sortir, l'emmène dans sa chambre chez sa mère, et lui demande de lui faire mal...

 

Voit-elle en lui un macho de skin head violent, qui pourra assouvir ses fantasmes de conflits ? Il ne semble guère être un véritable être assoifé de coups de poings, bien qu'il en mette pas mal dans ce film*

 

Il m'est apparu comme un jeune homme au coeur tendre au contraire, que la soumission de son peuple rend fou de rage, comme il le dit à l'un des intervenants du groupe auquel lui et ses amis sont confrontés en place de journées de prison:

 

Nous n'avons rien  à apprendre d'eux. Eux ont à apprendre de nous. A la question posée: Qu'avons-nous à apprendre de vous Daniel, il répond: à tuer vos ennemis !

 

C'est un être qui se sentant agressé, se défend*

 

Sa relation avec Carla a un côté sado-masochiste, il la frappe comme elle le lui demande, subit sa mise à distance, sa relation avec le petit ami de sa mère joué par Billy Zane, qu'il devra observer, cette dernière l'ayant fourvoyé, l'autorisant à venir la rejoindre dans sa chambre, juste pour qu'il la surprenne en pleine jouissance avec un autre,

 

 elle l'embrasse alors qu'il vient de vomir et recule devant cet étrange mélange de sucs, et supporte ses provocations relatives notamment à sa religion*

 

Il s'ouvre à elle néanmoins, qui devinera son appartenance à ce clan qu'il dit tant haïr, sans qu'il ne l'en dissuade avec la virulence déployée face au journaliste qui le menace de révéler, via son journal, son judaïsme*

 

L'actrice qui joue l'une des rescapées des atrocités perpétrées contre le peuple juif sous le IIIème reich, dispose d'une force et capacité à faire face à la critique et à de présents représentants d'une idéologie, toujours en marche, de son époque passée, assez étonnante.

 

 Femme forte et courageuse, elle m'apparait. Je la trouve de plus particulièrement belle, pour une dame fanée par les années...

 

Elle me fait sourire lorsqu'elle s'insurge contre Danny balint, qui demande à son comparse ce qu'il a fait lorsqu'un sergent nazi empallait son fils de trois ans sur le pic de sa baïllonette.

 

 Elle lui demande: "Who are you to juge" ? Beaucoup plus forts et braves que vous intégrèrent les camps et n'ont rien fait, exactement comme vous, n'auriez rien fait.

 

Car selon elle, tout était fait pour briser leur volonté. Et cela Danny ne peut, selon elle toujours, même pas le concevoir, né et vivant dans "this stupid country" en période de paix *

 

Bien qu'il l'ait critiqué, remise en question, qu'il en ait pointé les incohérences, Danny manifeste un certain respect de sa religion, bien qu'il la conforte dans l'idée qu'elle a raison de la trouver ridicule, il insiste fermement pour que Carla respecte cette dernière sur certains points:

 

ne pas se tenir nue devant la parole de Dieu, quitter un lieu de culte où elle s'est introduite sans appartenir aucunement à sa communauté*

 

Elle le devinera jusqu'à sa décision finale, qu'elle ne combattra guère* 

Haïssant sa communauté d'origine au point de rejoindre un groupuscule fasciste, il ne peut néanmoins également supporter, que de petits skins heads incultes et primaires, tournent en dérision les attributs de sa Foi et profanent une synaguogue.

Tiraillé par des courants contraires de rébellion et appartenance, démasqué et pointé du doigt, le suicide sera son seul salut *

Il n'aura néanmoins pu détruire contrairement à ce qu'il pensait, ce qu'il disait tant haïr à l'extérieur de lui, la seule issue fut de le détruire à l'intérieur*

 

Question je me suis posée de sa mère, qui semble absente, il serait peut-être intéressant d'analyser cela, car il déclare au journaliste du Times, qui l'interroge, que le judaïsme est par essence femelle* Il a néanmoins une soeur et une jeune femme ancienne camarade d'école, jouée par Elisabeth Reaser, que Gosling retrouvera plus tard en petite amie dans "Stay", sorti en 2006, qui se soucie beaucoup de lui et est prête à l'aider*

La fin m'interroge également, car l'enseignant à qui il tint tête et contredit plus jeune, le retrouve après sa mort physique et lui confirme qu'il avait raison...

Que peut-on en conclure selon vous ?



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Published by Clothilde-Mathilde - dans Ryan Gosling
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